samedi 29 novembre 2008

THE MODERN LOVERS – THE MODERN LOVERS



Non, The Moderne Lovers n'est pas un Boys Band qui a sévit dans les années 90.
Apparu en 1970, le groupe est originaire de Boston.
Oui, c'est un bon vieux groupe des années 70 qui fait du bon punk de l'époque comme on l'aime. The Modern Lovers ne durera que 3 ans et ne sortira qu'un seul album en 1976 bien après la dissolution du groupe.



J'étais d'ailleurs surpris en apprenant que le groupe était de Boston, car quand on écoute l'album on pourrait clairement l'identifier comme un groupe New-Yorkais de cette même époque. De bonnes guitares, un chanteur qui a une voix que l'on pourrait rapprocher de celle d'Iggy Pop et des chansons qui mettent le pêche.
Je suis sûr qu'ils auraient pu faire de très belles sessions avec Richard Hell, Television, The Heartbreakers....
Il est même assez surprenant que The Moderne Lovers n'apparaissent dans aucune des références des groupes qui suivront. En tous cas pas à ma connaissance.



Détenteur de l'édition originale, je ne peux pas vous parler de la réédition sortie avec trois moceaux en bonus en 1989. Mais si vous achetez l'album ou si vous voulez vous faire une idée en allant écouter leurs chansons sur internet, vous ne pourrez passer à côté des «Pablo Picasso», «She Cracked» une pure chanson de punk et de «Hospital».



J'ai découvert The Moderne Lovers grâce à un petit disquaire indépendant, aujourd'hui je suis un de ses clients régulier. Espérons que j'y trouve d'autres perles dans le même genre.


jeudi 27 novembre 2008

THE SAINTS – PRODIGAL SON


Back in Black!!!....Ah non merde, je me plante de groupe...


A l'heure au l'Australie est à la mode, parlons d'australiens. Non, je ne parlerais pas du dernier album d'AC/DC. On en parle déjà bien assez comme ça en ce moment.
Non, parlons plutôt pop australienne.


The Saints est donc un groupe australien du milieu des années 70. A l'heure où les Ramones martyrisaient le public du CGBG, The Saints sortaient un premier album «I'm Stranded» dans l'indifférence totale. Ce n'est qu'avec un second album et une exode en Europe que le groupe commence à se faire connaître.


En 1988 sort dans les bacs l'album «Prodigal Son», album pop-rock qui annonce du bon dès la première écoute. A déconseiller aux métalleux, le 8ème album du groupe mêle avec classe la guitare, les cuivres et parfois des violons et des cloches...
On retiendra de l'album: Grain Of Sand, Friend Of The People, Stay ou encore Massacre. Évidement cette liste n'a lieu d'être que si on ne devait choisir que 4 morceaux, car oui mes amis: tout l'album est bon. A croire qu'il n'y avait que dans les années 70 qu'on savait faire ça...


Comme quoi, les australiens savent faire autre chose que de gueuler dans un micro sur des grosses guitares saturées.

mardi 25 novembre 2008

MC5 – KICK OUT THE JAMS


«Kick Out The Jams Motherfuckers!!!»


Formé en 1964, le MC5 (lisez: «Motor City Five») à réussi à devenir en 8 ans d'existence le groupe référence du hard rock, précurseur du punk.
«Kick Out The Jams», du nom de la chanson, est le premier album du groupe. Parut en 1969, c'est en fait le mixe de deux concert au Grand Ballroom de Détroit, ville d'origine du groupe.


Avec ce premier album, le MC5 annonce tout de suite la couleur: des guitares tapageuses, une batterie à couper le souffle et un chanteur qui doit probablement perdre ses cordes vocales à chaque concert.
Ce live est réellement explosif, on sent que la prestation du MC5 devait être incroyable. Rod Tyner arrive tout juste à caller quelques discours révolutionnaire en deux hurlements.
La réputation scénique du Motor City Five est déjà bien affirmée quand paraît l'album.
Le MC5 faisait peur aux parents et fasciné les enfants. Obligé d'arrêter leurs concerts en pleine chanson, le groupe avait parfois du mal à contenir son public, ou les forces de l'ordre, suivant les circonstances.


Ce n'est pas pour rien si aujourd'hui des groupes comme Rage Against The Machine reprend les chansons du MC5.


Éloigné les enfant des enceintes, les frères de Détroits arrivent...

dimanche 23 novembre 2008

BROOKLYN – CLANDESTINE


«You still can fuck off if you don't like it when I sing»


Brooklyn, jeune groupe parisien, vient de sortir son premier album: Clandestine. «Encore un», me direz-vous. Encore un oui, mais ne faisons pas d'amalgame, on ne parle pas ici de BB Brune, Shades ou encore de Plasticine. On est plus dans la veine d'un Neïmo ou d'un Dodoz.
Si ces noms ne vous disent rien, n'ayez pas peur. Ça se laisse écouter et on y prendrait presque du plaisir.


Le premier album de Brooklyn n'est pas encore celui qui révolutionnera le rock français, mais au moins il lui fera bouger un peu la tête.


Le groupe avait déjà sorti un premier single , «clandestine» justement, qui parle des premières heures de Brooklyn dans le désormais célèbre bar: Le Shebeen.
Aujourd'hui, le Shebeen n'existe plus et c'est au Truskel ou encore au Lizard Lounge que la joyeuse bande se retrouve.


Avec ce nouvel album, le groupe nous offre un nouveau single: «Volcanology». Entrainant, rythmé le chanson est plutôt bonne. Il lui manquerait tout de même un fond un peu plus énervé.
Le défaut de ce single, comme de l'album, c'est qu'il sonne trop gentillet. C'est bien dommage car il ne manque pas grand chose pour que tout ça donne vraiment un bon album.


Il ne me reste plus qu'à voir le groupe sur scène, espérons qu'ils seront à la hauteur de l'impression qu'ils dégagent quand on les croise au Truskel.
Peut-être enfin un vrai groupe de rock français qui marche...

dimanche 16 novembre 2008

MUDHONEY – SUPERFUZZ BIGMUFF PLUS EARLY SINGLES


«Come on baby, come with me»


Encore un groupe qui sent bon la crasse et la bière...


Mudhoney est un groupe de grunge originaire de Seattle qui a débuté en 1988, la même année qu'un autre groupe de Seattle bien connu. Sauf que le chanteur de Mudhoney ne s'est pas mis une balle dans la tête. Détail certes, mais qui a son importance...
Le groupe fait ses débuts dans le label grunge Subpop et acquièrt rapidement une petite renommée grâce à l'album «Superfuzz Bigmuff». Mudhoney fait alors partie des groupes qui font la renommée du rock de Seattle.


«Touch me I'm sick» est le premier morceau de l'album et aussi un de leur single qui a le plus marché.Cette première chanson vous met tout de suite dans l'ambiance: les Mudhoney font du grunge bien crade, ils aiment picoler et tout casser. Ce qui, pour l'époque et le lieu, n'a rien d'étonnant.
Le reste de l'album n'a rien à envier à ce premier titre. Tout le long on sent la rage et le mal-être de l'époque.


«Superfuzz Bigmuff plus Early Singles» ressemble beaucoup à «Bleach» de Nirvana. Qui, soit dit en passant, reste un des meilleurs albums du groupe.


Une fois que vous aurez écouté cet album, vous vous direz que finalement le grunge n'est pas de la musique d'adolescent rebelle et que Mudhoney aurait dû faire partie de votre discographie à l'époque où vous écoutiez Nirvana.
Il n'est pas trop tard...